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Collégiale Saint-Thiébaut, Thann

Collégiale Saint-Thiébaut, Thann

  • 2009
  • 68800 Thann

La collégiale est ouverte de fin octobre à fin mars de 8 h 30 à 17 h et le reste de l’année de 8 h 30 à 19 h.

La collégiale Saint-Thiébaut de Thann est un des fleurons du gothique rhénan en Alsace. Construite de la fin du XIIIe  au début du XVIe siècle, la collégiale est illuminée par le plus vaste ensemble de vitraux du XVème siècle existant en Alsace.

Ce nouveau vitrail fut possible grâce au legs de Monsieur et Madame Fischer, en 2002, qui souhaitaient que leur don soit réservé à la réalisation d’un nouveau vitrail dans cette église.

Le vitrail monumental de 20 m2, fut enchâssé dans son écrin de pierre, par Bruno Loire,  des Ateliers Loire, remplaçant ainsi l’ouverture béante.

« L’art gothique, par sa verticalité architecturale, source de la luminosité des vitraux, donne un avant-goût du Ciel. Lors de ma visite dans cette église, j’ai été très impressionné par le vide de cette baie qui prend une place si importante dans l’édifice ; en y réfléchissant, l’idée que cet espace pourrait être une synthèse de la riche atmosphère du lieu s’imposait à moi. Ainsi à la  place du vitrail disparu pour traiter le thème du jugement Dernier j’ai imaginé la présence d’une lumière trinitaire, accompagnant le visiteur qui, en quittant cette église, conserverait longtemps la vision de cette réalité d’en haut ; si le Jugement Dernier est fait pour ceux qui refusèrent cette lumière, Dieu miséricordieux ne peut pas perdre un seul de ses enfants ; malgré tout, il illuminera ainsi les pas de celui

Le rouge, c’est la naissance, l’esprit, la passion ; le jaune, la joie, la lumière ; le bleu, l’espérance, la pureté ; la diffusion de ces trois couleurs se veut une recherche en permanence de l’unité qui enveloppe tout l’univers ; ma propre technique du vitrail, sans l’usage du plomb, sans statique, rejetant par là même le noir du quotidien, aide à magnifier cette idée de l’unité par la lumière.

Mon travail artistique ne repose donc pas sur un souci narratif ou décoratif comme celui qui fut accompli en ce domaine sacré par Matisse ou Chagall. Non, il s’agit pour moi, depuis des décennies, de la recherche  d’un autre langage éloigné des réalités premières, animé d’un désir profond de continuer à chanter par mes couleurs la gloire de Dieu, et de fixer ainsi au sein des pierres une parcelle d’éternité. »

Père Kim En Joong